
Deux policiers ont fait usage, lundi 14 février, de leur arme à feu dans la gare du Nord, à Paris, contre un homme qui les menaçait avec un couteau de « 30 centimètres » sur lequel était écrit « ACAB » (All cops are bastards, « tous les flics sont des bâtards »), a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source policière. L’homme est mort peu après.
Vers 6 h 50, les deux policiers de la brigade des réseaux franciliens patrouillaient à l’heure de pointe dans cette grande gare parisienne, d’où partent les trains à destination du nord de la France et de l’Europe. Ils « ont été pris à partie, menacés par un assaillant qui avait un couteau et qui a voulu manifestement atteindre les policiers, les blesser, les tuer », a détaillé à la presse le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, lors d’un déplacement dans un commissariat de Montpellier (Hérault), précisant que l’auteur des faits était mort. « Les policiers ont fait usage de leur arme, écartant ainsi tout danger, pour eux-mêmes et pour les voyageurs », a écrit le ministre de l’intérieur dans un tweet.
L’agresseur serait, selon le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari, « a priori quelqu’un qui est connu des services de police pour errer dans la gare ». Une source policière contactée par l’AFP affirme, au contraire, que le suspect n’était pas connu des services de police. Un périmètre de sécurité a été mis en place immédiatement après l’attaque.
L’homme n’a fait « aucune allégation, aucune revendication terroriste et n’avait aucun document d’identité sur [lui] », a confirmé M. Darmanin. « Mais nous avons vu sur le couteau la marque “ACAB” (…), c’est manifestement une démonstration que cette personne voulait s’attaquer directement à des policiers parce qu’ils étaient policiers », a affirmé le ministre de l’intérieur, évoquant un « acte de terreur ».
Piste terroriste écartée
En début de matinée, la piste terroriste a été écartée. Sollicité par l’Agence France-Presse, le Parquet national antiterroriste a expliqué qu’il n’était pas saisi de l’enquête. L’enquête pour « tentative d’homicide volontaire » a été confiée par le parquet de Paris au 2e district de police judiciaire de la Préfecture de Paris. L’inspection générale de la police nationale a été saisie, comme c’est le cas lorsqu’un fonctionnaire de police fait usage de son arme, pour « déterminer les conditions » de l’emploi de celle-ci.
Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a « salué » dans un tweet « le courage des policiers, qui ont su réagir avec sang-froid à une lâche attaque ». Un journaliste de France Télévisions présent dans la gare au moment des faits a publié une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle on entend deux coups de feu tirés.
Dans un communiqué, Alliance, un des principaux syndicats de policiers, a qualifié l’agresseur de « terroriste anti-flics », qui a pris les policiers « pour cible, armé d’un couteau pour les tuer ». « Cet attentat envers les protecteurs de la République montre une nouvelle fois qu’aujourd’hui nos collègues risquent leur vie au coin d’une rue, [sur] le parvis d’une église, ou dans une mission du quotidien au sein d’une gare », selon Alliance.
« La menace est bien réelle, le bleu dans la rue est une cible privilégiée et l’acte terroriste anti-flics clairement identifié. »
Linda Kebbab, porte-parole d’Unité SGP Police-Force ouvrière, a estimé sur Twitter que cette attaque « laiss[ait] peu de place au doute sur la nature haineuse qui a animé l’auteur ». « Tir de défense, neutralisation. Courage à vous, collègues », a-t-elle ajouté.
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Le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a apporté, dans un tweet, « son soutien » et exprimé « sa reconnaissance [aux] policiers qui protègent [la population] ». « Lorsqu’un individu armé menace et attaque, s’il n’obtempère pas, il doit être neutralisé », souligne le syndicat.
Ces derniers mois, plusieurs fonctionnaires de police ont été visés par des attaques à l’arme blanche. En novembre, un ressortissant algérien avait porté des coups de couteau à deux policiers du commissariat de Cannes, sortis indemnes de l’attaque grâce à leur gilet pare-balles. La piste terroriste n’avait pas été retenue.
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